D'origine espagnole peut-être, ce philosophe est né quelque part en Italie du nord aux environs de l'année 4 avant JC, il est mort le 13 avril 65 après JC, ayant pris le soin d'éduquer Néron .
Il a été le témoin de l'avènement du christianisme en Italie, alors que le polythéisme s'en allait à vau l'eau ... Il disait : « je ne suis pas assez sot pour croire à de telles fadaises » . « quant à la tourbe des dieux qu'a accumulé une longue superstition, si nous les adorons, nous n'oublierons point qu'un tel culte n'a d'autres fondements que la coutume ! »
C'était un homme libre qui n'était l'esclave de personne, ni de la vie, ni de la mort, qui savait que l'homme apprend en enseignant, que si nous avons les mots pour parler des peines légères, les grandes douleurs ne peuvent que se taire ...
En ces temps de transition, où le monde d'hier s'efface pour donner naissance à quelque chose de nouveau, dont nous ignorons tout du contour, du contenu et de la profondeur, il nous manque cruellement de philosophes contemporains, et nous avons à nous replonger dans le passé pour tenter de trouver une essence nouvelle s'accordant aux temps présents .
Lui-même s'était inspiré des grecs, de ceux-là qui revendiquaient la vie pour ce qu'elle est tout simplement, des stoïciens, des épicuriens, tous accordant l'essentiel à la raison, à la logique ... La renaissance a puisé, elle aussi dans leurs textes, pas mal d'idées soudain redevenues originales ...qui prouve ainsi que le dit cette philosophie, tout passe par la destruction et le recommencement périodique de l'univers ...
« Quelques uns sont tenus en servitude, un plus grand nombre y tiennent ! »
Plus que jamais, osons la vie, sans chaînes mais dans une mutuelle assistance, les choses nous paraîtront plus faciles ...
C'est ce qu'il disait !