C'était hier soir, une bien agréable soirée passée devant l'écran où la RTBf diffusait un reportage sur ce grand monsieur, auteur-compositeur et interprète de la chanson française . Philippe et moi sommes de la génération qui a connu ses débuts, nous avons grandi sur ses paroles douces, romantiques, nous avons (cela nous arrive encore) dansé ses slows incitant, développant la tendresse, les caresses, osant le verbe aimer, sachant le conjuguer, en toute modestie ...
Même s'il répugne à ce jour d'utiliser le mot, il se veut humble et modeste, ne reniant pas son passé de fils d'émigrés, qui a connu des temps durs, qui est infiniment reconnaissant à ses parents, son papa surtout, pour l'avoir tant aidé dans les démarches de ses débuts, qui aime le monde simple et le chante dans bien des langues, en arpentant bien des pays ...
Son sourire de chanteur de charme, n'a rien de falsifié, nous le savons vrai, il suffit de regarder vivre l'homme, capable de nous décliner la misère du monde sans coup de gueule, par des mots qui nous touchent au plus profond, sans démagogie, il voit, il ressent, il écrit, il chante ... libre à nous de l'entendre si nos prêtons l'oreille à nos c½urs pour comprendre .
Il est un poète chantant la vie, un homme de bien, de ceux-là qui comme Brel, Brassens, Ferrat, Béart, pour le citer lui ont donné l'exemple qu'il s'efforce de suivre tout en restant lui-même !
Non, Salvatore, je n'ai pas été amoureuse de toi, pourtant de Péronnes à Jemappes il n'y a qu'un pas, je n'ai pas placardé mes murs de tes posters, je possède quelques disques, mais je connais beaucoup de tes chansons et les fredonne volontiers ... J'ai même été émue hier soir en entendant Philippe joindre sa voix à la mienne pour t'accompagner ...
MERCI !