Par claudeleloire
Fortes de notre jeunesse, fortes de notre ivresse, confiantes en la
nature, nous avons affronté sa démesure et du plus haut du terril, nous avons contemplé la mer de ronces qui en bas s’étendait …
Tout un temps nous avons suivi pas à pas un sentier pratiqué par les chevreuils, leurs empreintes en témoignaient, ils devaient se cacher les bougres effrayés par notre incursion trop humaine …
Et vint l’heure où le soleil baissant nous conviait au retour, la descente aisée par endroit se fit piquante quand la frontière roncière s’imposa à nos pas périlleux …
C’est là que l’homme se révèle, qu’il retrouve ses instincts primitifs, et que fort de sa puissance, il décide de vaincre ce qui à lui s’oppose …
Du haut de nos 68 ans, Sabine et moi, nous avons savouré une fois encore, la jouissance d’être jeunes !
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