Ils aimeraient bien, tous les dirigeants d'entreprise, tous les financiers nous voir travailler jusqu'à l'heure de la mort ou presque ... de sorte de limiter dans le temps le paiement des pensions ! Alors que ceux-là même qui nous préconisent un allongement du temps de travail, nous imposent le chômage pour raison économique ...
Cette société-là, a vécu qui voulait doter le travailleur « méritant » d'un salaire luxueux, afin qu'il puisse consommer sans restriction le tout produit à l'illusion du besoin, tout en enrichissant sans complaisance ceux qui déjà étaient hors du besoin ...
Aujourd'hui, il n'y a plus de différence entre les deux concepts qui jadis posaient question : l'homme doit-il vivre pour travailler ? ou : travaille-t-il pour vivre ?
Bien sûr, moi qui aie choisi de ne pas gagner ma vie, j'ai d'office opté pour la conséquence de ne pas dépenser ma vie, et si, je jouis de la solidarité de mon époux qui gagne des sous, le travail que je produis, s'il n'alimente pas la société, ne lui coûte rien non plus, il évite seulement la surcharge d'offre de services obligés pour aider les familles à se construire ...
Le financement des pensions qu'il faut désormais accorder à tous ces travailleurs qui inondent le marché devient problématique nous disent-ils, mais à y réfléchir, tout dépend du choix politique de nos gouvernements, qui ont laissé la dualité économique s'installer permettant à certains qui gagnent tant de se préparer une vieillesse dorée par les piliers multipliés des épargnes qu'ils ont pu se constituer, au détriment des nombreux travailleurs qui depuis toujours rament sans pouvoir épargner la fameuse poire pour la soif !
C'est donc en évitant les écarts de traitement entre travailleurs, tous confondus , que l'on parviendra à équilibrer le budget des pensions, pas en allongeant le temps consacré au travail ...
C'est en résumé la pensée de Bertand Montulet, chercheur qualifié aux facultés Saint-Louis, chargé de cours invité à l'ULB, maître assistant à la Haute Ecole Charlemagne, professeur à l'IAD qui s'exprime avec une carte blanche, ce matin dans le journal LE SOIR .