Par claudeleloire
Même en hiver, quand blanchissent les cheveux, que se ride la peau, que la fatigue vient doucement ralentir nos pas, nos transports, nos possibilités …
Il est au plus profond de nos cœurs une chaleur douce qui anime l’âtre de la vie, fait sourire les rêves que nous portons encore et qui demain naîtront …
Et si ce n’est pas nous qui les réalisons, ce seront nos enfants ou les leurs à qui nous aurons transmis le bonheur de croire au printemps, à ses fleurs, ses couleurs, sa chaleur …
Il est des choses inexplicables qui se passent, se transmettent d’une génération à l’autre, sans savoir le comment, le pourquoi, elles sont … et c’est bon …
Moi qui n’ai pas eu de fille, qui me croyait incapable de pouvoir entrer dans la danse féminine et chantante d’une gamine, je suis tout feu, toute flamme aux regards engageants émis par une fée n’ayant qu’un an …
Il faut nous voir l’une et l’autre, unies sans le savoir aux rythmes semblables de nos vies quand bien même, un demi-siècle nous sépare …
Elle n’est pas moi, loin de là, sa vie sera la sienne et ce qu’elle en fera …
C’est en hiver, qu’on est grand-mère …
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