Par claudeleloire
Douce et monotone s’écoule l’écume du courant qui nous transporte tous vers ce monde oublié du temps suspendu …
Au jour du confinement, il y avait tant à faire qui nous donnait moral et dynamisme, fureur et mouvement, colère et bravoure … mais passent les jours, et le bouillonnement s’apaise, la pression s’atténue, le calme s’installe, … on s’habitue …
Pourtant on résiste encore un peu, on veut penser à tous ces autres qui peinent, qui subissent, qui galèrent, qui se battent, qui se démènent, qui bougent, qui vivent …
Et moi, qui reste là à observer sans bouger, à penser sans pouvoir agir, à m’alanguir …
Que sera demain, quand reviendra le temps du mouvement, aurais-je la capacité de reprendre le rythme ? Pourrais-je encore être à la hauteur des assauts de la vie ? Il le faudra bien, comme nous tous, sortir un jour de cette langueur obligée où nous sommes enfouis contre vents et marées …
Retrouver le plaisir du contact, des caresses, des embrassades, et du reste !
ce poème est de Verlaine ...
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