Par claudeleloire
« Avant le tout, il n’y avait rien » dit le premier dans son « Presque rien sur presque tout »
"C’est une fresque épique de notre civilisation » que nous propose le second dans sa « Décadence »
C’est donc en lecture que j’ai passé le cap d’une année qui meurt vers la naissance d’une nouvelle qui pourrait être nihiliste à regret …
Les deux livres nous parlent, chacun à sa manière, du trajet de « la vie » sur terre dans l’univers qui s’étire à notre connaissance vers l’infini qui ne cesse de s’étendre et qui pourrait nous surprendre à condition de s’y étendre …
Jean d’Ormesson nous rend confiance en « l’Homme » qui depuis son apparition sur terre est « le seul » à avoir pris conscience de « la vie » dont il jouit, car Il pense, il est capable de s’adapter, toujours avide de franges et de marges, il invente, imagine, suppose, se souvient du passé et se projette dans l’avenir, s’étonne, doute … Et si l’homme est un animal, il est bien autre chose …
"Tous les complots contre l’homme et sa pensée finissent par échouer . Les hommes résistent et survivent . »
Michel Onfray nous met en garde d’un excès de confiance qui pourrait nous être fatal … L’Histoire des civilisations a toute son importance qui se doit d’être au centre du « penser » car son effacement conduit à ce que nous voyons aujourd’hui : le genre contre le sexe, l’éducation contre l’instruction, la pédagogie contre le savoir, l’instant contre la durée, la virtualité contre la réalité, l’idéologie contre les faits !
« L’Histoire est un souci indispensable de la pensée car penser, c’est avoir besoin de temps pour exposer un raisonnement. »
L’espoir pour l’un qui s’en est allé … le tragique pour l’autre qui nous tient en haleine du roman de la vie qui est encore …pour peu que nous restions en garde !
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