Le journal « Le Soir » nous permet d'acheter une panoplie de livres à bon prix qui nous font découvrir les grands philosophes .
Evidemment mon libraire est tellement heureux de mes achats, qu'il me garde les exemplaires durant mes absences ... Au fil des semaines mon étagère se remplit tandis que petit à petit mon esprit découvre au-travers de ces écrits prestigieux les textes ressassés que je n'avais pas lu ...
Ce qui me permet une vue d'ensemble des sociétés sur le temps qui passe ... De Platon qui nous parle de Socrate quasi à la naissance de la civilité, temps où tous les hommes n'étaient pas citoyens, mais marquant le départ de la réflexion sur la démocratie ... D'Aristote abordant l'éthique, nous convainquant de la connaissance, il faut examiner, classer, comparer, raisonner. A Descartes (où je suis), et qui sème le doute ...
Je voudrais posséder le temps de tout lire en un jour, de m'imbiber du tout en un instant, mais je dois prendre le temps de me replonger dans leur temps, afin de mieux comprendre leurs silences entre les mots écrits, de m'imaginer sur l'agora en tant que femme citoyenne d'alors, de me comparer aux femmes esclaves qui y travaillaient, de me penser en fonction d'eux pour m'apercevoir des progrès effectués depuis lors . D'être du temps d'Aristote, de me pencher sur le mot « vertu » d'en analyser l'essence et de rejoindre comme Alexandre le fit, cette idée de grandeur ...
Descartes me plonge dans le doute, ses discours sur la méthode me séduisent, mais ses méditations me rebutent ... Comme si pour faire passer au plus grand nombre son discours il avait dû se faire avaliser par l'église catholique toute puissante au 17ème siècle ... S'arrangeant des uns, il toucherait peut-être les autres ?
Et de me dire qu'en Belgique nos étudiants sont loin du compte ... Personne (ou si peu), ne les éduque à la philosophie, essentielle selon moi, à la compréhension du monde et de son évolution ...
Merci donc au journal « Le Soir » pour son initiative .