Par claudeleloire
Un beau mot grec pour citer la mort qui n’est pas laide en soi tant que court la vie …
Comme la nuit sombre nous fait aimer la clarté du jour, la faculté de penser sa propre mort nous convie au festin de la vie pendant qu’elle est .
La Belgique qui a du mal à survivre dans son état, est un pays fabuleux pour avoir inscrit dans ses lois la possibilité d’euthanasie aux individus sains d’esprit mais dont le corps s’épuise de souffrances en souffrances …
Mais il est allé plus loin mon pays, conscient que l’inconscience peut guetter les esprits les plus forts aux croisements des troubles physiques, il a imaginé et créé une déclaration anticipée relative à l’euthanasie . Librement et consciemment, chaque individu peut dès lors faire enregistrer son désir de mort quand et seulement si la vie lui pèse trop, cette démarche est approuvée obligatoirement par deux témoins majeurs dont l’un au-moins n’a aucun intérêt au décès du requérant, elle est valable pour une durée de cinq ans, et doit donc être renouvelée au besoin …
D’avoir vécu de près des morts qui s’éternisaient, souffrir les familles qui accompagnaient le futur défunt qui agonisait, d’avoir ressenti ces morts comme une délivrance, je n’hésite pas, je fonce !
Par amour de la vie, de celle de ceux qui me survivront, de leur qualité de vie, je prétends qu’il est bien de pouvoir envisager sa mort sans peine et d’en choisir l’heure quand l’horloge qui fait danser la vie à cessé de battre tambour .
Quand mes pieds ne me porteront plus, quand ma tête refusera de penser, quand mes bras ne pourront plus enlacer, quand mon soleil se sera éteint … Que vienne thanatos !
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog