Par claudeleloire
Il est un temps pour tout, fini celui de se laisser couler aux heures douces
et ensoleillées, de lire à loisir ces trésors offerts par mes proches aux élucubrations de mon cerveau, de spreken in vlaamse met mijn buren, de prendre des apéros les pieds dans le sable, de jouer comme un enfant à capturer les méduses, de construire des châteaux éphémères, de sauter sur les vagues, d’être en vacances …
Tout démonter sous un soleil radieux, sans un souffle de vent, tout ranger
avec précision, tout caler pour que rien ne bouge lors du transport, et rentrer …
Revenir à la réalité de la vie, celle qui dure, qui a ses exigences, ses règles, qui donne au temps un ordre établi à suivre, et que j’aime !
Il y aurait donc en moi deux nanas, celle des heures déconnectées, celle du temps responsable …
L’une a besoin de l’autre pour n’en faire qu’une, comme des plateaux d’une balance qui s’équilibrent pour donner du poids à ma vie, ma vie …
C’est qu’elle voyage dans le temps ma vie, elle oscille entre un temps de jeunesse révolue qui me tente encore, et celui d’une vieillesse qui se dessine et qu’il me faut accepter …
Je n’y veux rien ranger, je veux garder pêle-mêle tout ce qui m’a construit au fil du temps, et tant pis si tout bouge lors du transport …
Je veux être à la hauteur de mes rides, celles du front qui tracent les mots de mes lectures où je fronçais les yeux, celles des yeux quand le regard rit, celles du rire qui naissent autour des lèvres …
Dans la valise de ma vie je transporte mes souvenirs, j’entasse mes rêves, et je vais avec elle à la reprise du fil de mon temps … et j’aime !
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