Il est un temps pour semer la discorde, un temps pour vivre les guerres, un temps pour pacifier les états d'âme, un temps pour recréer la confiance, et parfois revient le temps des ouvertures aux autres, semant le bonheur de vivre ensemble des échanges solidaires, tels des mousquetaires fidèles à la noblesse du « un pour tous, tous pour un » !
Vous êtes je présume, avertis que notre Belgique se dépatouille encore dans ses maux communautaires ....
La presse de bien des horizons était présente pour assister au vote de la loi interdisant le port de la burqa, quand a retenti le clairon de la chute du gouvernement fédéral, pour cause de manque de représentants flamands ..., les députés libéraux VLD s'étant retirés par absence de confiance, sur l'aboutissement du projet de la scission, du devenu célèbre BHV !
Et nous voilà en transe, ne sachant si demain portera encore nos couleurs, noir, jaune et rouge ?
C'est que nous en avons assez de ces querelles linguistiques qui ne sont que prétextes, we spreken in vlaams met onze buren maar niets is genoeg voor de vrienden ... Ils rêvent d'indépendance qui ne dit son nom, ils aiment la Belgique, mais se disent flamands, s'accrochent à Bruxelles mais dénigrent ses habitants, se plaignent des wallons qui ne cessent pourtant de se soumettre à leurs lois vu leur si petit nombre ...
Nos politiques hommes et femmes de bonne foi, nous entrouvent encore les portes de l'espérance, ce n'est pas le moment disent-ils, la crise financière se mute en crise économique, l'Europe nous attend le 1er juillet pour la « gouverner », le roi temporise sous la houlette des partis et tend à gagner du temps, de quel temps s'agit-il ? Celui de la discorde n'en finit pas de ses guerres, la pacification devrait rétablir la confiance, mais nos états d'âme sont ébranlés, le bonheur de vivre ensemble sera possible quand enfin séparés, nous pourrons en toute bonne foi, échanger librement sans diktats, nos cultures dans la langue de l'autre créant s'il se peut, des passerelles entre deux mondes qui ne se tolèrent plus, forcés qu'ils se sentent de devoir vivre ensemble sous une même bannière ...
Bye-bye Belgium !