Par claudeleloire
Je regardais Aznavour sur France deux, j’entendais la Chanson
Française, tous ces auteurs, toutes ces musiques, tous ces mots qui nous parlaient de nous, de nos régions, de nos rythmes, de nos accents, de notre essence … et j’étais bien .
Si bien, qu’en voyant défiler la montagne de Jean Ferrat, le sens « d’être né quelque part », prenait tout son sens, celui de nos racines … qu’en me laissant bercer par la voix de Zaz, je dansais parisienne … qu’en m’étourdissant de la poésie de tous ces textes que des paroliers ont soumis aux compositeurs pour en faire notre affaire, j’en venais à comprendre tout le bien de savoir d’où l’on vient .
Ainsi dans ce monde qui tend à l’universel, nous n’avons pas à renier nos sources, et si je suis toujours convaincue du besoin d’élargir nos frontières pour aller vers un monde plus humain qui se généralise, nous devons savoir garder en nous la puissance du terroir qui nous a construit, qui nous a grandi .
Il en est de même en littérature, j’apprécie le classique des mots d’où que soient leurs auteurs, qui me parle de l’humain qui ne peut se construire qu’en se penchant sur son for intérieur, « c’est en soi, qu’on découvre le soleil du levant »(Confusius).
Je voudrais qu’il en soit pareil en politique, il me semble que le monde irait mieux si nos dirigeants s’affairaient un peu moins de l’équilibre financier pour s’attacher un peu plus aux racines des peuples, respectant la mesure du tempo que de tous les temps, la musique et les mots ont engendré pour nous conter les Hommes !
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