Par claudeleloire
À l’ombre de mes arbres, sur un terril abandonné des hommes, le matin
je vais d’un pas tout neuf me plonger dans la diversité … celle des hommes d’antan qui y ont œuvré, celle de la nature qui se dénature rompant quand il le faut le fil ténu de la vie, faisant croître les germes du renouveau …
Et j’aime à rêvasser devant ces troncs balayés par les vents, écoutant la symphonie des feuilles qui jalonnent le sol fait de suie et de sueur, du labeur des hommes, mineurs de jadis .
Et je revois ces enfants que je n’ai pas connu, qui cherchaient des « gaillettes » de charbon pour alimenter le feu en leur chaumière …
Et je me souviens des miens qui s’y amusaient tant …
Et je suis seule aujourd’hui à panser toutes ces blessures du temps en errance …
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