Par claudeleloire
Chaque instant de ma vie me séduit, au moindre rayon de soleil, rare lui
aussi, je m’éclate au dehors, coupant les herbes mauvaises qui étouffent l’éclat des fleurs poussant malgré le si peu de clarté … Veillant à l’équilibre d’une harmonie teintée de joie, je transplante ici du jaune, là du rouge, laissant le bleu en place pour quand l’orange scintillera …
Quand vente le vent, que goutte la pluie, j’occupe ma vie au centre de moi-même, m’illusionnant d’une Grèce démocratique qui donnerait de l’écoute à la voix de son peuple, d’une Syrie politique qui chasserait son dictateur, d’une Europe sociale qui se foutrait bien de l’austérité …
Par deux fois, j’ai « weekéné » à la mer même si le soleil était rare, finissant mon Onfray laissé en plan si longtemps, dévorant « La chute des géants » de Ken Follett, me plongeant en ces temps de 14-18 qu’ont vécu mes grands-parents, temps si semblables aux nôtres, et pourtant si différents …
Toute la famille s’était réunie ce samedi pour fêter l’été au nom de nos anniversaires, le jaune dominait la table tandis que le parasol couvrait le
barbecue, le bonheur d’être ensemble chassait les nuages si nombreux de ce ciel d’été …
Même si, les fraises qui rosisent à peine, les framboises toujours vertes, les cerises pas mûres, les groseilles grappées en nombre refusant de prendre couleurs resteront encore pour un temps au jardin, je pars …
Vers la mer, écouter le murmure du monde qui dans les vagues de l’existence porte le message de la vie même si le soleil se fait rare, il est des rayons dont il faut profiter …
Et ça, je sais …
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