Nous assistons à un démantèlement lent mais progressif de ce que nos aînés, soucieux d'un bien être social avaient mis en place, afin que le plus éloigné des centres de la vie active ne se sente pas isolé . Les trams, les bus sillonnaient nos campagnes, les trains s'arrêtaient alors dans les petites gares, permettant les échanges entre les patelins, ouvrant ces régions perdues sur le monde, les facteurs prenaient le temps de rendre moult services aux petits vieux, qu'ils étaient parfois seuls à visiter, le commerce de l'électricité, l'eau courante, était affaire d'état, contrôlant prix et livraison, la culture aussi gagnait du terrain grâce aux réseaux d'écoles communales, de bibliothèques, de théâtres municipaux ... Etait-ce là l'âge d'or ? où nous vivions sans bien nous en rendre compte des moments d'ouverture sur l'autre ? De nos jours, la tendance serait d'aller vers la réussite individuelle de chacun d'entre nous, le travail ne devrait plus être ce qui permet l'essor collectif, mais la réussite des uns sur les autres ! Alimentant les plus folles perspectives de l'individualisme, plus je gagne des sous pour moi, mieux je me porte !, tant mieux si je dépasse le voisin en puissance d'argent, que je puisse l'écraser devient ma quête, aidés en cela par les innovations de la nouvelle politique, qui nous entraînent inconsciemment, je l'espère, vers la perte de ce qui à ce jour était le ciment de la société . Citation de Jean-Jacques Rousseau : « sitôt que le service public cesse d'être la principale affaire des citoyens, l'Etat est proche de sa ruine » !