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LE ROUGE

Dressée sur sa tige, corolle déployée, la rose ose le rougeLE ROUGE

Dans mes veines, le sang qui fait battre mon cœur coule rouge

Le feu qui brûle en lâtre de mon existence sétincelle de rouge

Le soleil pour mhonorer, parfois se couche rouge  

Rouge est la colère

Rouge est la guerre

Rouge est la vie qui bouge, qui ose, qui bat, qui étincelle … et qui, avant de se coucher,  se permet la colère pour éviter les guerres, marquant d’un feu rouge ce qui ne peut être franchi …

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F
Bonsoir Marie-Claude,<br /> Ton rouge est bien plus complet que le mien, et c'est tout à ton honneur. Tout y est ! Le sentiment, la passion, la vie, la violence, le combat... Merci de m'avoir aiguillé jusqu'ici. J'aime beaucoup ton texte, tout autant que celui partagé par Giulio. <br /> Belle soirée. Bises.<br /> FP
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C
Chez les Chinois, le rouge était (j'ignore si elle l'est encore) la couleur du mariage, symbole de la vie à créer, du bonheur de la joie, de l'espérance ...<br /> J'adore le rouge Corinne !<br /> amitié .
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C
quel beau texte !<br /> Le rouge vie, sang. Le trépidant de la vie. Je ne veux y voir que la vie impétueuse qui nous monte haut.<br /> Amiiés
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C
les roses ont des épines, à ne les regarder aucune crainte de s'y piquer ... C'est pour éviter la blessure que certain(e) se refuse de les prendre à pleines mains ...<br /> Avec le temps parfois on le regrette ...<br /> amitié .
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G
Oui, Marie-Claude, la subtilité de Mahmoud Darwich dans sa manière de chanter la vie, l'amour et l'espoir au-delà de son engagement politique sempervirent dépasse possiblement la force poétique des quatre autres géants de la poésie du XXe siècle que furent  Lorca, Aragon, Neruda et Hikmet.  Mais voici une autre rosacée, bien plus modeste, plus piquante, plus personnelle aussi, adressée par l'ado que j'étais encore à celle dont j'avais enfin compris qu'elle ne serait jamais ma belle-mère :<br />  <br /> MARIE<br />  <br /> Que tu étais belle, de ta grâce somptueuse,<br /> toi la deuxième de ce trio magnifique<br /> d'un triptyque flamand dans une gare houleuse,<br /> grâce parmi les grâces, sourire énigmatique!<br />  <br /> Tu nous vis faire, le coeur plein de tendresse,<br /> trop frustrée d'amour pour ne pas jouir du nôtre<br /> ou de ce que tu croyais tel, rien qu'une promesse<br /> en fait, lancée au hasard au nom d'une autre.<br />  <br /> Et fût-elle ta fille, en avais-tu le droit?<br /> le droit de nous tromper, toi et moi, de la sorte?<br /> Ta chair mûre de mère amoureuse, qui ne voit<br /> que le fils voulu beau comme celui que tu portes<br />  <br /> imaginaire en ton ventre, foetus d'esprit,<br /> en moi incarné par projection nostalgique, <br /> engendré par l'amour espéré de ta fille<br /> pour toi comme pour moi charnel et romantique.<br />  <br /> Mère d'une jolie rose, une rose tu me donnas.<br /> Tu m'aimais comme mère et même d'avantage,<br /> unissant gâteries et encouragements grivois,<br /> mais tu ne parvins pas à vaincre le barrage<br />  <br /> de Rose, de ses épines, dont elle déchirait<br /> nos coeurs meurtris de frustrations douloureuses :<br /> ta peine, que ton homme seulement des filles t'ait fait,<br /> la mienne, que ta fille restât fermée et honteuse. <br /> <br /> in Giulio-Enrico Pisani, Amour, Humour, Phantasmes et (R)appels, Édit. S. T. 1999 & 2002, épuisé.
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