Par claudeleloire
Il est des signes qui ne trompent pas, des nuits qui se font plus courtes,
des lumières qui se font plus chaudes, des envies de sortir, des besoins de ballades, une terre qui appelle …
Et me voilà saisie de ce qui me vient de mon père, labourer la terre …
Lui qui à quatre-vingt ans passés, s’adonnait encore à ce bonheur mystérieux qui met l’homme en symbiose avec son origine, se retrouver seul aux prémices de la vie, pour donner cet élan aux pousses à venir, qui la famille nourrira les trois saisons qui suivront …
A chaque fin d’hiver, c’est pareil … tout comme lui, je ressors les outils hier remisés pour rendre de la légèreté à la lourdeur qu’avait imposé la froide période où tout dort …
Le printemps c’est l’éveil des pensées qui fleurissent et jardins et balcons, qui réenchantent nos humeurs et nos ardeurs, c’est la vie qui revient …
Cette année encore, j’ai partagé avec toi, papa, ces instants de bonheur, un voyage intemporel qui n’est jamais qu’un éternel recommencement …
Tu peux être fier de ta fille papa, son jardin est fin prêt !
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