La chose publique, le politique s'est un jour désintéressé de l'histoire des hommes, s'imaginant bêtement que le rêve de tout un chacun était de faire fortune, en sacrifiant à l'autel de la puissance la vie toute simple que nous aimerions possible pour chacun d'entre nous . L'économie des marchés s'est offerte à la haute finance froide du métal qui l'enorgueillit, donnant l'illusion que le monde tourne bien ...
Oublieuse de la mesure élémentaire de prudence, la société a cessé d'investir dans la protection des digues qui lâchent à la première tempête, laissant à la mer la possibilité de s'engouffrer en nos rues balayant nos biens sur son passage, d'entretenir nos routes qui se trouent lors d'un hiver rude bousillant nos voitures forcées de s'y engager afin d'aller gagner les sous nécessaires à la consommation, de veiller à la sécurité du rail qui porte nos trains que le politique nous recommande d'emprunter pour alléger nos routes dégradées, pour sauver le climat que nous aurions détruit ...
La nature a horreur du vide, elle s'empare des lieux abandonnés par l'homme cupide qui a oublié de s'en protéger pour s'adonner à la course folle de sa prospérité ...
Nous savions pourtant qu'un bout de terre laissé à l'abandon se couvre rapidement de force verdure pas toujours amie des hommes, qu'une maison se dégrade bien vite si nos clous et marteaux restent à l'établi, que l'histoire de l'homme ne correspond pas toujours à l'histoire que des hommes ont imposé aux hommes ...
Nous nous étions désintéressés de la vie, pensant que tout s'achète puisque tout se vend ...
Il est plus que temps de réagir, à quoi pourrait servir l'argent si nos hommes ne peuvent plus vivre ?
Gouverner, c'est prévoir ...
Qui nous gouverne du politique à l'argent quand ceux-ci se confondent ?