Par claudeleloire
Après les flots gris-verts, me reviennent les vert-gris du sous-bois . Accompagnée de Piou-Piou qui aime nos excursions, nous reprenons nos habitudes oxygénées …Ci et là, quelques branches jonchent le tapis garnis des feuilles jaunies par la sécheresse d’hier, j’emporte les branches et laisse le soin à la nature de fertiliser le sol, nous allons, nous venons dans cet espace vert qui reprend vie …
Ainsi se décline notre temps sur terre, de saison en saison nous élaguons les membres en surcharge afin qu’un jour nouveau puisse naître …
Nous prétendons aimer la nature, l’observons-nous dans sa juste réalité ? Elle ne craint pas la violence des éléments, elle s’adapte à tout venant, élimine sans émoi, sachant préserver ainsi l’essentiel vital !
Darwin l’avait observée, étudiée, il nous en avait parlé … nous semblons avoir tout oublié …
Nous croyons vivre dans une « éternité » qui ne se peut
Nous refusons l’idée de mortalité
Ignorant que le principe de toute vie est l’éloge de la mort …
Aimons la vie pour la vivre
Acceptons-en le prix !
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