Par claudeleloire
Je n’irai pas puiser aux dictionnaires les définitions qui s’y rapportent, je
préfère vous la dire telle que je la sens, au risque de m’exposer aux remontrances sévères des « gens de bien » qui savent mieux que moi de quoi il retourne …
Il y eut les chefs de tribus, de groupes pour mener leurs troupes à travers les âges de notre évolution, en passant par les titres pompeux de rois, d’empereurs … ayant pour objectif de régner en puissance, s’accordant aux religions pour mieux soumettre, créant des « morales » qui alliaient les mœurs aux conjonctures nécessaires au pouvoir … Et les peuples suivaient soumis à leurs misères en vertu des grands principes édictés par des lois divines, guerrières et politiques qui se confondaient …
Quelques penseurs ont émergés, qui prirent le nom de philosophes, cherchant à établir par observations l’essence de la vie, sa raison « d’être », son but, émanant de l’agora, sont nés les principes constituants de la démocratie, pour les citoyens d’abord et ensuite longtemps après pour les peuples qui le désirent …
La démocratie ne règne pas encore en maître à la surface du globe, loin s’en faut … les religions ont tant de pouvoirs moraux sur leurs ouailles, et pas rien que dans les pays du tiers-monde, les dieux inventés par les hommes ont encore de l’avenir … Et quand le divin s’effrite, l’argent tout puissant lui succède …
Comme les dieux s’évanouirent un jour pour laisser place à « l’unique », l’argent à réuni ses instances en un seul bloc sensé pourvoir au bien de tous, par une économie de marché dont nous subissons les conséquences …
Quelques penseurs émergent, provenant de tous les horizons ayant conscience des hommes, ils tirent à boulets francs par des mots qu’il faudra bien entendre, que le service au public a « toute » son importance, que « le privé » de l’argent tue l’homme plus qu’il ne l’engendre, que l’argent doit servir à l’essor de tous, que les dettes souveraines n’ont à voir qu’aux Etats, que les richesses produites doivent se répartir …
Faudra t-il qu’à la Démocratie succède l’individualisme qui gangrène le secteur privé, prétextant la raison du mérite pour garder ses acquis, oublieux que tout être même dans nos pays évolués, un jour reçoit de l’aide provenant du public ?
Nous sommes en plein débat, nos démocraties sont menacées par un nouveau dieu : « l’homme qui a su se faire », qui ignore l’homme de toujours qui traverse les crises, mais qui tient bon …
Je l’espère …
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