Par claudeleloire
J’avais tant espéré un matin ouaté, bottes et pelle étaient prêtes, pour que
sitôt levée, j’aille d’un pas léger me jouer du blanc sol, quand le noir du ciel enrobe encore le sommeil des autres …
C’est dimanche, moins de gens n’ont à emprunter les routes, j’aurais été seule à m’enivrer de ce vin blanc coulant du ciel, jouissant du décor entourant mes rêves éveillés …
Je m’étais endormie bercée par la chute des tous premiers flocons qui vacillaient en l’air, m’offrant la valse hivernale d’un présage alléchant incitant les chants les plus doux qui savent onduler de blancheur le sombre des sols …
Mais rien de tout cela …
Juste quelques flocons, pas de quoi sortir la pelle, les bottes peut-être m’aideront à faire crisser le si léger manteau, dont la terre se pare en cet hiver démuni de ses attributs …
Il paraît qu’ailleurs les chemins sont à ce point encombrés qu’ils retardent les allées et venues des obligés de la route, je compatis les amis, mais j’aurais tant aimé ce dimanche matin m’élancer gaillarde aux sentes blanchies par quelques flocons de plus …
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