Par claudeleloire
J’en ai déjà écrit des mots sur toi, parlant de toi, espérant en toi, râlant à cause de toi … que je pourrais penser avoir fait le tour de la question que chacun se pose l’Europe à quoi bon ?
Car Elle est remise en question sur son fonctionnement, Bruxelles hier et aujourd' hui, a les rues pleines de bruit, de gens malades à cause de Toi, qui manifestent leur désarroi, ils avaient confiance en Toi pourtant, mais Tu as tant changé que désormais Tu fais peur …
Tu nous as aidé au sortir de la guerre à grandir en paix au sein d’un ensemble de pays qui gardant leur souveraineté mettaient en commun des marchés d’échanges, tant que nous étions six ou sept cela marchait plutôt bien, notre essor fleurissant, notre solidarité rejoignant nos besoins de commerce nous avons élargi nos frontières, enjoignant un grand nombre de nations à participer de l’union … Et nous en étions fiers, nous croyions en Toi, en Nous, nous rêvions d’Amérique …
Surgirent les années 80, la mode néo-libérale, le pouvoir des marchés, le mépris du service public, de la solidarité, du politique … C’est là que tout bascula, les riches fiers de leur puissance nouvellement acquise jouèrent de l’usure comme pas permis prêtant aux plus pauvres des sommes que jamais ils ne pourraient rembourser, grand bien leur faisait, plus ils prêtaient plus ils s’enrichissaient, plus leur pouvoir grandissait, plus les pauvres recevaient, plus ils croyaient à tort que tout était gagné, l’argent se jouant des gens … Les riches se mirent à penser qu’ils seraient bien plus riches encore si les dettes étaient remboursées et comme dans la Florence d’antan voulurent mettre de l’ordre exigeant des plus pauvres des remboursements … Que quelques personnes perdent leurs avoirs personnels n’émurent quiconque, l’éthique était au goût des jours …Puis vient le tour des dettes souveraines … Des Etats menacés de passer à la trappe, jouèrent du populisme au point de menacer la paix, dressant les uns contre les autres, bonnets rouges contre bonnets bleus, les rues de Bruxelles sont pleines de gens malades de Toi, qui réclament qu’enfin naisse à la veille de noël un bébé politique digne des temps modernes qui saurait sauver la paix en créant un espace à la solidarité faisant fi des richesses …
En Toi Europe je veux encore espérer !
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