Par claudeleloire
Les femmes de ma vie, de la plus jeune à la plus vieille, me tiennent
debout, tantôt dans le rire, tantôt dans la tristesse, souvent dans le dépassement de soi, toujours dans l’admiration de ce qu’elles sont, elles m’aident à être femme tout simplement …
Il y a Tanaïs, ma puce, qui s’éveille à la vie, se prenant pour une grande qui sait déjà le monde, du haut de ses trois ans elle se fait princesse et vagabonde dans mon âge sur un cheval magique qui me fait retrouver le temps de ma jeunesse …
Il y a ma maman, qui s’endort à sa vie, se laissant dorloter dans son monde finissant, de ses 95 années vécues elle efface le temps, mélangeant les couleurs qui hier coloraient son vivant …
Il y a Nanou, la maman de Tanaïs et de Tybalt, la femme de Gorian, la fille de sa mère, la petite fille de sa grand-mère, doctorante, professeur … qui se dépatouille comme elle peut dans un monde qui pourrait l’essouffler si ce n’était pas elle, forte de l’amour qui lui fait animer la vie …
Il y a ma Claire, compagne de Genseric, sœur de ses frères venus du Cameroun étudier en Belgique, aide-soignante qui s’acharne à aimer tous ceux qui à ses services recourent, petits vieux en détresse, familles en souffrance …belle comme une fleur qui parfume ma vie .
Il y a mes amies, toutes femmes accomplies, qui du matin au soir de la vie, tentent l’impossible pour agrémenter l’histoire de ce monde …
Elles, les femmes, sont pourtant souvent méprisées, rabaissées par des hommes qui veulent la main-mise garder, dédaigneux du regard féminin qu’elles osent porter sur un univers qu’elles voudraient humaniser tout simplement …
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