Les femmes de ma vie, tout de rose vêtues, colorent de vif les humeurs joyeuses du moment présent de mon existence .
92 ans les séparent, l'histoire de leur vie différera, la libéralisation de la femme étant passée par là , la petite aura des droits que ma mère n'avait pas ...
En ce temps passé où tu es née maman, l'école pour tous faisait ses premiers pas, soumise aux lois des religieuses si l'on t'apprenait à lire et à écrire, on te faisait comprendre la puissance masculine seule responsable de ton devenir ...
La société d'alors l'exigeait qui ne te donnait aucun droit, ni le vote, ni le compte en banque, ni la moindre marge dans la directive de ta vie, si ce n'est d'être une bonne fille, une bonne épouse, une bonne mère pour tous les enfants qui te viendraient dont tu ne pourrais contrôler les naissances, à qui il te faudrait inculquer les bonnes manières dignes des temps d'alors ...
Aujourd'hui, même si la vigilance reste de rigueur, même si les nostalgiques regrettent les « valeurs » du passé, tu pourras ma petite fille grandir en liberté, choisissant le chemin qui sera le tien, en toute égalité, dans un monde ouvert admettant la différence, permettant l'éveil aux rêves et à leur réalisation ...
Mais il faudra te méfier des arguments tentant qui jalonnent la vie, refuser les facilités des contes à dormir debout qui te ferait croire aux balivernes des princes charmants qui n'existent pas, il te faudra apprendre la responsabilité de tes choix, de tes actes, te construire libre et pour se faire, t'apprendre et te connaître ...
Nous sommes là, nous les femmes du passé pour t'aider ... Tes arrières grands-mères, tes grands-mères, ta maman au présent, nous veillerons toutes sur ton futur ...
Ce qui est formidable, c'est que tous les hommes qui t'entourent feront de même !