Par claudeleloire
Tu entames ta dernière semaine, voilà que pointe ma soixantaine …
Dix ans que tu m’habites, que tu m’habilles, que tu me rides …
Dix ans aussi qui m’ont épanoui,
J’y ai vécu la mort de mon père, trop faible pour survivre
L’amour, j’ai vu naître au cœur de mes fils
Deux belles-filles qui me sont chères
Deux petits bouts s’en sont venus, comme deux soleils me réchauffer
Philippe pensionné, qui m’aide aux tâches ménagères
Des amitiés qui me font prospérer
Tu m’as donné du beau, du tendre, que je n’aurais osé espérer …
Et tu t’en vas comme tu es venue ma cinquantaine
Sans dire un mot, comme un ciel qui voulait passer,
Que j’ai su apprécier …
Samedi viendra ma soixantaine,
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