• PETIT ROM

    PETIT ROM
    Qui vient de naître au coeur de ta roulotte, je ne sais d'où tu viens, je ne sais où tu vas ...
    Je sais que tu voyages comme ton père voyage avec les tiens depuis la nuit des temps ...
    Je sais que ta vie sera houleuse du vent des peurs des autres, (de ceux-là que la vie a sédentarisé) qui ont oublié que la vie n'est qu'un chemin ...
    Chacun choisit le sien et pour peu que l'on évite de nuire, on en a tous le droit !
    On dira de toi pas encore sorti de tes langes qu'un jour tu seras menace pour la société, que tu risques de voler ton prochain, d'envier ses richesses, et toujours on voudra te bannir ...
    Mais te bannir de quoi dis-moi, de ton mode de vie ?
    Entends-moi, petit Rom, nous sommes prêts en nos âmes et conscience à défendre toutes les tribus d'indiens qui loin de nous vivent leur vie, mais de toi qui voyage au-travers de nos rues, nous craignons le pire ...
    Un pays se charge de montrer à la face du monde que tu n'as pas de toit, et que pourtant tu dois rentrer chez toi, mais où puisque nulle part on ne veut de toi, où aller ?
    Alors petit Rom tiens bon, vas et viens où le monde te porte, et prouve par ton existence, comme l'ont fait tes pères, que tes droits sont biens et que nul ne peut te les voler ...
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  • Commentaires

    1
    Genseric
    Mardi 24 Août 2010 à 15:46
    Le Rom dérange le sédentaire car l'un voyage alors que l'autre se sent écrasé par le poids de ses responsabilités là où il se trouve. Il dérange le sédentaire comme la mouche agace la vache. Tous, nous nous posons la question de leurs moyens de subsistance. Comment gagnent-ils leur vie ? Comment pourvoient-ils à leurs besoins ? Comment s'achètent-ils de telles vaisseaux roulants ?
    Il faut savoir, tout d'abord, que voyager ne veut pas dire rester oisif. Bien des métiers, que ce soit celui de forain, de représentant, de vendeur itinérant, permettent de gagner une vie. Certains ont peut-être hérité d'une coquette somme. Certains, sans doute, comme dans toute société, sédentaire y compris, volent pour survivre. Mais combien de délinquants locaux profitent de la visite des Roms dans leur proximité pour commettre leurs méfaits, égarant ainsi les pistes ? Les Roms ne sont pas tous honnêtes. Mais ils ne sont pas tous des criminels. Un peu comme nous, quoi.
    2
    Farfadet Patrice
    Mardi 24 Août 2010 à 18:34
    Hélas, en France, le sujet devient déjà politique alors qu'il est avant tout un problème de société et d'assistance à autrui maintenant contrecarré par le problème d'immigration ...

    En fait, en plus des politiques, ce sont beaucoup de citoyens qui ne sont pas à la hauteur de l'événement car, qui se montre franchement secourable face à leurs besoins, face à leur détresse. ?...
    Les gueux, les manants, les bohémiens et autres marginaux on les veut bien à notre porte, ( pas trop près quand même...) mais surtout pas dans nos intérieurs ...
    Il est là le problème... et j'avoue que je ne suis pas plus charitable à leur égard que le " bon nombre de citoyens" auquel je me réfère ici ...
    Maintenant, de là les chasser comme des "parasites", j'en conviens, la France, terre d'accueil, est loin d'être, elle aussi à la hauteur de ce qu'un pays dit civilisé défendant les droits de l'homme, devrait accorder comme asile et aide ... La France faillit à sa réputation et se couvre de honte ...

    Oui, on est loin du bon Saint Martin apôtre des Gaules ! ...
    Amitiés .
    3
    Rafaël
    Mercredi 25 Août 2010 à 07:51
    Bonjour,

    Comme le dit si bien Maxime Leforestier :

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d'Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    Pour celui qui est né
    C'est toujours un hasard...
    4
    dominique boudou
    Mercredi 25 Août 2010 à 10:45
    Je vis à cinquante mètres d'une maison occupée par des Gitans. Ils ne sont pas gênants. Ils ne nous parlent pas mais nous ne leur parlons pas non plus. Moi, à part le trottoir crado devant chez eux et les excès de vitesse en voiture commis par les vingtenaires, je n'ai rien à leur reprocher. L'intégration des Gitans sédentarisés finira par se faire... dans vingt ou trente ans.
    5
    Yog
    Vendredi 27 Août 2010 à 10:27
    Les bergers parcourent de vastes étendues, paissent les troupeaux sans soucis politique ou social -l'organisation communautaire tribale suppose quelques règles, certes, mais les plus simples possibles.

    Les paysans s'installent, construisent, bâtissent, ils édifient des villages, des cités, ils inventent la société, la politique, l'Etat, donc la Loi, le Droit que soutient un usage intéressé de Dieu, via la religion.

    Apparaissent les églises, les cathédrales et les clochers indispensables pour rythmer les temps de travail, de la prière et du loisir.

    Le capitalisme peut naître et avec lui éclore la prison.

    Tout ce qui refuse le nouvel ordre s'inscrit en faux contre le social: le nomade inquiète le pouvoir, il devient l'incontrôlable, l'électron libre impossible à suivre, donc à fixer, à assigner.

    Michel Onfray "Théorie du voyage"

    BISES
    6
    Samedi 7 Septembre 2013 à 08:00

    très bien écrit cela , et si vrai, quand donc cessera cette peur de l'autre , du "différent",du pas comme nous ........parfois je désespère ! 

    7
    Samedi 7 Septembre 2013 à 14:12

    parfois aussi, je désespère ... mais pas longtemps car si nous nous taisions, qui parlerait ?????

    amitié .

    8
    Samedi 7 Septembre 2013 à 15:20

    comme tu as raison, alors allons y râlons

     

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