• NOVEMBRE de JOSEPHINE JOHNSON .

    Roman consacré par le prix Pulitzer en 1935 .

    Je ne suis pas une fervente lectrice des "Prix", mais en vacances on peut se permettre quelques écarts aux grands principes ... Ce fut le cas ici ...

    NOVEMBRE de JOSEPHINE JOHNSON .

    Une famille de la middle class américaine qui s'était essayée à la ville revient, père, mère et les trois filles, vivre à la ferme, probablement héritée ou achetée mais hypothéquée, peinant malgré le courage de chacun à engranger du bénéfice ... Il faut d'abord payer ses dettes ... Et si la nourriture ne manque pas, tout ce qui s'achète est minutieusement compté ... Dix ans de longues peines n'y suffisent pas d'autant plus que rien ne leur sera épargné, des années de sécheresse qui se succèdent, l'incendie qui ravage les abords de la ferme, la crise et ses grèves, l'épuisement, la maladie, la mort ... rien ne nous est épargné à nous lecteurs, ni aux héroïnes du roman .

    Roman disons-nous, mais à tout prendre, combien en nos terres, en ce 21ème siècle, d'agriculteurs ne vivent-ils pas ce drame ?

    à bien y réfléchir ...

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 21 Juillet à 19:52
    Durgalola
    En général le prix Pulitzer est gage de qualité.
    Ce ne sont pas des os de seiche mais un grand fossile ressemblant à une ammonites. J'en ai vu deux. Bises et beau soleil
      • Lundi 22 Juillet à 18:29

        c'est assez rare que je succombe aux prix littéraires ... mais j'avoue que parfois je n'ai pu résister ...

        j'ai vraiment cru qu'il s'agissait d'os de seiche assemblés en un magnifique montage ... j'en ai d'ailleurs ramassé un ce matin qui figurera dans un semblant à to magnifique fossile !!!

        amitié Durgalola .

    2
    philippe delpâture
    Dimanche 21 Juillet à 19:59

    Tout à fait d'accord avec toi! Belle analyse et ô combien réaliste! En effet les petites fermes meurent lentement! Ceci est dû à la concurrence  des grosses entreprises agricoles qui ne respectent plus ce que nous avons connu dans le temps......pour s'enrichir encore plus.....et "empoisonner "petit à petit ceux et celles qui n'ont pas encore compris qu'il faut faire vendre nos petite fermes pour se garantir des produits sains!

      • Lundi 22 Juillet à 18:31

        en Wallonie, nous n'avons pas trop à nous plaindre, les fermes ressemblent encore à ce que petits nous connaissions ... bien sûr leurs outils ont suivis la technologie mais la façon de faire reste très respectueuse du vivant !

    3
    Dimanche 21 Juillet à 20:09

    ..hélas, je ne pense pas que nous allions vers du mieux et c'est triste de penser que cela continue...

    Bisous du soir

    Mireille du Sablon

      • Lundi 22 Juillet à 18:34

        l'avenir dépendra surtout de notre manière de consommer ... ou bien nous restons prisonnier du système actuel, ou bien nous achetons plus intelligemment ... je crois que cela se met doucement en place ...

        amitié Mireille .

    4
    Dimanche 21 Juillet à 21:05

    C'est un livre, il me semble , qui est toujours d'actualité.

    bonne soirée !

      • Lundi 22 Juillet à 18:39

        je trouve aussi ... en ce temps là, on voulait tuer toutes les petites entreprises agricoles pour satisfaire l'industrie alimentaire, les fermiers qui voulaient rester sur le marché se sont endettés à suffisance, perdant tout bénéfice en traites à payer ...

        de nos jours il serait bon pour notre santé et celle de la planète qu'on en revienne à des fermes plus familiales et beaucoup plus saines ... 

        amitié Gazou .

    5
    Lundi 22 Juillet à 08:09

    Il doit être intéressant, ton bouquin, Marie-Claude.  Les petits agriculteurs souffrent des gros et de leur agriculture intensive.  Là aussi, tout est bon pour faire du pognon, y compris de nous empoisonner. Cette histoire n'est pas sans rappeler celle de Manon des Sources. Pour ce qui est de la sécheresse, je crois que je n'irai plus voir les blogs qui ont 30 commentaires de gens qui se plaignent de la pluie.  Le manque d'eau devient très problématique. Moi je n'attends que ça, qu'il pleuve.  On a besoin d'eau comme on a besoin des abeilles.  Je mettrais bien des claques à celles qui disent en ce moment "ça se couvre, pourvu qu'il ne pleuve pas...".    (!).  J'ai parfois du mal à comprendre les humains.  Je crois que je vais me réincarner en oiseau -mais à proximité d'une source non tarie. t'as ri ?

      • Lundi 22 Juillet à 18:47

        évidemment que j'ai ri, je te vois confortablement installée sur ton lit de campagne habillée de dentelles datant du 19ème siècle, ventilée par un énorme éventail actionné par ton copain qui te tend la cruche remplie d'eau fraîche en provenance de la source bien sûr non tarie ... 

        ici, à la mer on respire le vent du large ... demain Liséann vient avec son papa passer les jours caniculaires qu'on nous promet  ... j'irai me baigner avec eux !

        je t'embrasse amitié ma douce .

    6
    Lundi 22 Juillet à 08:38

    Les agriculteurs ont toujours eu cette épée de Damoclès au dessus de leur tête, ils sont tributaires de la météo, leur métier est terrible et courageux. Gardons confiance, notre société va droit dans le mur, il me semble qu'on va être obligés de penser notre monde différemment, il est encore temps. Nos choix de consommation, l'éducation de nos enfants dans ce sens peuvent faire pencher la balance... peut-être... souhaitons-le de tout notre coeur. Bises.  brigitte

      • Lundi 22 Juillet à 18:48

        je te rejoins dans tes espoirs  Brigitte, et je suis sûre que nous nous en sortirons ... nous les consommateurs avons ce pouvoir !

        amitié 

    7
    Lundi 22 Juillet à 21:37
    Durgalola
    Je suis contente de voir que ma photo t'a inspirée. Bises
      • Mardi 23 Juillet à 23:44

        on s'enrichit toujours des "autres" ...

        amitié Durgalola 

         

    8
    Mardi 23 Juillet à 08:06
    daniel

    Un métier bien difficile ! soumis aux conditions climatiques contre lesquelles on ne peut rien !! Un métier de travailleurs et de courageux !!

      • Mardi 23 Juillet à 23:49

        toute vie est difficile, celle des agriculteurs n'échappe  pas à la règle, il faut beaucoup de courage aux hommes pour "survivre" aux conjonctures actuelles où l'espoir fait défaut ... nous avions rêvé d'un monde plus conciliant ... plus humain ... viendra t-il un jour ?

        je veux encore y croire

        amitié Daniel .

    9
    Vendredi 26 Juillet à 12:40

    Bonjour Marie-Claude,

    Ce n'est pas si souvent non plus que je me laisse tenter par les romans primés, mais actuellement, je lis "Le soleil des Scorta" (Prix Goncourt 2004) de Laurent Gaudé et j'avoue que c'est passionnant ; c'est l'histoire d'une famille, les Scorta-Mascalzone, sur 4 générations, l'action se déroule dans le Gargano, dans un village fictif (Montepuccio)... 

    Quant à ce roman-ci, dont tu nous partages tes impressions, rien que le titre, "Novembre" (un mois lugubre et froid) laisse entendre que ce retour au vert ne s'annonce pas des plus faciles. Tu le vends bien, ça donne envie d'aller découvrir ce qui arrive à ses héroïnes.

    Bon week-end et bel été de lecture à toi. je t'embrasse.

    Fabrice

     

     

      • Vendredi 26 Juillet à 20:53

        je pense qu'il faut laisser vieillir les livres tout comme le bon vin c'est avec l'âge qu'ils peuvent nous enivrer ...

        pour l'instant je suis plongée dans "La danse des Simulacres" une philosophie du goût de Michel Onfray, ce bouquin rassemble une vingtaine de livres parlant de l'esthétique dans l'art contemporain, la ligne suivie est celle du corps sensuel, qui regarde et voit, entend et écoute, sent et goûte  tout qui touche à l'homme  digne de ce nom  en somme !

        à toi qui danse sur l'air le plus pur de la vie vois, écoute et goûte !

        toute mon amitié Fabrice .

         

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