• LE ROUGE

    Dressée sur sa tige, corolle déployée, la rose ose le rougeLE ROUGE

    Dans mes veines, le sang qui fait battre mon cœur coule rouge

    Le feu qui brûle en lâtre de mon existence sétincelle de rouge

    Le soleil pour mhonorer, parfois se couche rouge  

    Rouge est la colère

    Rouge est la guerre

    Rouge est la vie qui bouge, qui ose, qui bat, qui étincelle … et qui, avant de se coucher,  se permet la colère pour éviter les guerres, marquant d’un feu rouge ce qui ne peut être franchi …

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  • Commentaires

    1
    philippedelpature Profil de philippedelpature
    Jeudi 27 Septembre 2012 à 11:21

    Rouge de honte...sans t'offrir de roses...je t'embrasse!

    2
    claudeleloire Profil de claudeleloire
    Jeudi 27 Septembre 2012 à 11:24

    rouge de pudeur, je reçois tes baisers ...

    3
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 10:30

    Rouge qui tant bouge bouillant et chaud de vie est aussi la couleur de l'Automne ... en phase avec l'Eté indien ...

    J'aime cette saison dans ce qu'elle entraine comme reflexions sur la grandeur de l'existence qui, à l'heure du déclin, prépare déjà l'avenir, nos lendemains...

    Amitiés des farfadets ...

    4
    claudeleloire Profil de claudeleloire
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 10:56

    Moi aussi j'aime l'automne aux couleurs chaudes, c'est le moment qui déshabille l'été laissant le nu de la vie apparaître, forgeant le retour en soi ... 

    Pour que demain soit !

    amitié Patrice .

    5
    giulio 1
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 11:00

     

    Je n’ai arrêté mon cheval

    que pour cueillir une rose rouge

    dans le jardin d’une Cananéenne

    qui a séduit mon cheval

    et s’est retranchée dans la lumière :

    « N’entre pas, ne sors pas… »

    Je ne suis pas entré et je ne suis pas sorti.

    Elle a dit : Me vois-tu ?

    J’ai murmuré : Il me manque, pour le savoir,

    l’écart entre le voyageur et le chemin,

    le chanteur et les chants…

    Telle une lettre de l’alphabet,

    Jéricho s’est assise dans son nom

    et j’ai trébuché dans le mien

    à la croisée des sens…

    Je suis ce que je serai demain.

    Je n’ai arrêté mon cheval

    que pour cueillir une rose rouge

    dans le jardin d’une Cananéenne

    qui a séduit mon cheval

    Et je suis reparti en quête de mon lieu,

    Plus haut et plus loin,

    Encore plus haut, encore plus loin

    Que mon temps…

     

     

    in Ne t’excuse pas pour ce tu as fait de Mahmoud Darwich, traduction de Elias SANBAR, © Actes Sud, 2007

    6
    claudeleloire Profil de claudeleloire
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 11:15

    Quel beau poème Giulio !

    La rose qui séduit, rouge en ce jardin, marque l'arrêt le temps d'une réflexion ... et si l'on repart vers son destin ce sera marqué par le rouge de cette rose ...

    merci !

    7
    giulio 1
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 14:23

    Oui, Marie-Claude, la subtilité de Mahmoud Darwich dans sa manière de chanter la vie, l'amour et l'espoir au-delà de son engagement politique sempervirent dépasse possiblement la force poétique des quatre autres géants de la poésie du XXe siècle que furent  Lorca, Aragon, Neruda et Hikmet.  Mais voici une autre rosacée, bien plus modeste, plus piquante, plus personnelle aussi, adressée par l'ado que j'étais encore à celle dont j'avais enfin compris qu'elle ne serait jamais ma belle-mère :

     

    MARIE

     

    Que tu étais belle, de ta grâce somptueuse,

    toi la deuxième de ce trio magnifique

    d'un triptyque flamand dans une gare houleuse,

    grâce parmi les grâces, sourire énigmatique!

     

    Tu nous vis faire, le coeur plein de tendresse,

    trop frustrée d'amour pour ne pas jouir du nôtre

    ou de ce que tu croyais tel, rien qu'une promesse

    en fait, lancée au hasard au nom d'une autre.

     

    Et fût-elle ta fille, en avais-tu le droit?

    le droit de nous tromper, toi et moi, de la sorte?

    Ta chair mûre de mère amoureuse, qui ne voit

    que le fils voulu beau comme celui que tu portes

     

    imaginaire en ton ventre, foetus d'esprit,

    en moi incarné par projection nostalgique,

    engendré par l'amour espéré de ta fille

    pour toi comme pour moi charnel et romantique.

     

    Mère d'une jolie rose, une rose tu me donnas.

    Tu m'aimais comme mère et même d'avantage,

    unissant gâteries et encouragements grivois,

    mais tu ne parvins pas à vaincre le barrage

     

    de Rose, de ses épines, dont elle déchirait

    nos coeurs meurtris de frustrations douloureuses :

    ta peine, que ton homme seulement des filles t'ait fait,

    la mienne, que ta fille restât fermée et honteuse.


    in Giulio-Enrico Pisani, Amour, Humour, Phantasmes et (R)appels, Édit. S. T. 1999 & 2002, épuisé.

    8
    claudeleloire Profil de claudeleloire
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 18:26

    les roses ont des épines, à ne les regarder aucune crainte de s'y piquer ... C'est pour éviter la blessure que certain(e) se refuse de les prendre à pleines mains ...

    Avec le temps parfois on le regrette ...

    amitié .

    9
    Dimanche 18 Novembre 2012 à 07:53

    quel beau texte !

    Le rouge vie, sang. Le trépidant de la vie. Je ne veux y voir que la vie impétueuse qui nous monte haut.

    Amiiés

    10
    claudeleloire Profil de claudeleloire
    Dimanche 18 Novembre 2012 à 07:57

    Chez les Chinois, le rouge était (j'ignore si elle l'est encore) la couleur du mariage, symbole de la vie à créer, du bonheur de la joie, de l'espérance ...

    J'adore le rouge Corinne !

    amitié .

    11
    Vendredi 1er Juillet 2016 à 22:52

    Bonsoir Marie-Claude,

    Ton rouge est bien plus complet que le mien, et c'est tout à ton honneur. Tout y est ! Le sentiment, la passion, la vie, la violence, le combat... Merci de m'avoir aiguillé jusqu'ici. J'aime beaucoup ton texte, tout autant que celui partagé par Giulio. 

    Belle soirée. Bises.

    FP

      • Samedi 2 Juillet 2016 à 07:35

        je suis "rouge" et apprend à me connaître ... j'y arriverai foi de moi ...

        merci pour l'éloge Fabrice !

        amitié .

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