• La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri. BHV expliqué aux Français

     La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.             BHV expliqué aux Français      Un article bien grave



    BHV expliqué aux français par un journaliste français qui connait ,
    parle et comprend le néerlandais.

    par Gaston Courtin, samedi 15 mai 2010, à 21:49
    Paru dans un journal Français
    Imaginez que de l'autre côté du périphérique parisien l'on parle flamand, et
    qu'à Boulogne-Billancourt, qui compterait 80% de Francophones, il soit
    interdit à
    ces derniers de parler français au conseil municipal, sous peine de poursuites.
    Imaginez que les Francophones de Boulogne n'aient le droit d'aller dans une
    école francophone de Boulogne, qu'en maternelle et en primaire. Que ces écoles
    soient gérées par le gouvernement des Flamands, et qu'il soit interdit au maire,
    sous peine de suspension, de s'adresser à un instituteur francophone en...
    français (sauf hors du cercle professionnel).
    Imaginez que les Flamands y auraient supprimé les chaînes télévisées Arte, FR3
    et TF1 au profit de chaînes anglophones.
    Imaginez qu'il y soit interdit d'envoyer aux Francophones des convocations
    électorales en français , sous peine de suspension.
    Et que Boulogne-Billancourt soit appelée une «commune à facilités».
    En gros c'est cela, la question linguistique en Belgique aujourd'hui.
    Ah oui. Imaginez enfin que les Francophones aux droits si limités seraient
    installés là depuis deux, trois, quatre ou cinq générations. De vrais immigrés,
    en quelque sorte. Mais dans leur propre pays.
    Oiges nous donne un bel exposé, où le mot «racisme» apparaît plusieurs fois. Il
    s'agirait du racisme des Francophones envers les Flamands.
    C'est étrange, parce que les seuls Flamands qui font état de ce racisme
    habitent... en Flandre. Je n'ai jamais entendu un Flamand habitant la Wallonie
    se plaindre d'une telle chose.
    C'est étrange, parce que les Francophones ont été sortis de Flandre (notamment
    de l'Université de Louvain) sous le slogan «Walen Buiten», que l'on trouve
    aujourd'hui encore sur beaucoup de murs en Flandre.
    C'est étrange, parce qu'en réponse à cela, j'ai lu, pour la première
    fois, le tag
    «Flamands dehors» voici un mois, sur le parlement flamand, situé à Bruxelles, à
    85% francophone, mais « capitale de la Flandre ».
    Un tag, aussitôt effacé par un ouvrier flamand. Les tags «Wallons dehors» ne
    sont, eux, presque jamais effacés. Efficacité avant tout. Quant aux
    panneaux «...
    Là où les Flamands sont chez eux» qui ornent l'entrée de plusieurs communes
    flamandes, quelquefois même des ponts entiers, et ce, sur les ordres de
    l'autorité locale, il ne sont pas considérés comme racistes. C'est une simple
    précision.
    Vous sortez du périph pour aller à Asnières, et à la sortie, on vous
    assène «Asnières, là où les Flamands sont chez eux». Et ce n'est pas raciste.
    Ensuite, sur un blog, on vous dit : « Vous, les Francophones, vous êtes des
    racistes ».
    Ce n'est pas du surréalisme belge, c'est tout simplement la vision flamande
    d'aujourd'hui, et c'est tout simplement atterrant.
    Raciste, le wallon?
    C'est bizarre, parce que le site « Wallonie.be » existe en 6 langues,
    alors que le
    site « Flandres.be » n'existe qu'en néerlandais et en... anglais.
    Si on veut la version francophone, on tombe sur une page qui dit que c'est en
    construction, et qu'en attendant, on doit aller sur l'une des deux autres
    versions.
    C'est même très bizarre, parce que pour qui parle couramment le néerlandais
    (ce qui est mon cas), il y a sur le site « Vlaanderen.be » tout un chapitre qui
    explique aux habitants de Flandre quand ils ont le droit (ou pas) de parler une
    autre langue que le néerlandais, alors que sur le site wallon, rien de tel.
    Pourtant, il y a des communes à facilités en Wallonie aussi, et là, il
    n'y a pas de
    loi anti-flamands.
    C'est même terriblement bizarre, quand on sait que l'extrême-droite,
    ouvertement raciste, est le premier parti au gouvernement flamand, que celuici
    assimile les francophones aux «autres allochtones» : paresseux, profi teurs,
    étrangers.
    Alors qu'en Francophonie, le FN doit se contenter d'un siège, obtenu tout juste.
    Mais bien sûr, il y a l'histoire.
    Bien sûr, il y a eu cent ans de domination francophone.
    Mais cette discrimination tenait avant tout de la ségrégation de classe : ces
    Francophones qui ont brimé les Flamands étaient en réalité des bourgeois et
    des nobles... flamands.
    La preuve ? Ils portaient des noms flamands. N'allez pas me dire que Woeste ou
    Van de Berghe sont des noms français!
    Bien sûr, les Wallons ont eu un sort plus confortable que les Flamands pendant
    la grande guerre... c'est dans une langue proche de leur dialecte qu'on leur
    expliquait comment se faire charcuter sur le champ de bataille. Alors que les
    Flamands sont morts pour n'avoir pas compris les ordres. Tout de même, après
    trois ou quatre ans de guerre, on peut supposer que la plupart d'entre eux
    étaient suffisamment intelligents pour comprendre le français ? Mais plus
    sérieusement, oui, il faut le reconnaître, impérativement : il y a eu de graves
    injustices envers les soldats flamands pendant la grande guerre, comme avec
    les Bretons bretonnants, les Germanophones ou les Corses en France, comme
    avec les Harkis plus tard ou comme avec les tirailleurs Sénégalais.
    Et évidemment, les épitaphes en français pour des soldats flamands étaient une
    infamie.
    Mais c'était en 1914.
    De 1940 à 1945, bien des nationalistes flamands se sont associés aux nazis pour
    défendre leur «cause» (alors que depuis 1930, il y avait des bataillons flamands
    et des bataillons francophones). Et bien des Francophones sont morts en stalag
    ou sous la torture de ces gens. De cela, les Flamands ne vous parleront jamais.
    Pire : très récemment, le patron de la NVA (nationaliste de droite non
    extrémiste), Bart De Wever a cru nécessaire de faire un tout petit peu de
    révisionisme en critiquant les excuses que le maire d'Anvers venait de faire aux
    Juifs pour les exactions de sa police, de 1940 à 1945. (Bart de Wever s'en est
    excusé en petit comité devant les Juifs d'Anvers, mais a «oublié», comme il
    l'avait promis, de diffuser ces excuses dans la presse, suite à quoi les Juifs
    d'Anvers, très modérés, ont dit refuser ces excuses si privées.)
    L'histoire n'est pas simple. L'histoire de Belgique moins encore. Alors revenons
    à l'actualité : il y a quelques signes qui ne devraient tromper personne, et qui
    sont autant de signaux d'alarme que l'ambiance complexe du pays et le double
    langage de certains rendent presque imperceptibles, au point qu'aucune presse
    ne les relève.
    Il y a de quoi s'alarmer.
    Oui: s'alarmer ! Quand tous les partis flamands, socialistes inclus votent, avec
    les néo-nazis anti-francophones du Vlaams Belang, un projet de loi visant à
    supprimer la possibilité pour les Francophones de «Boulogne» ou d' «Asnières»
    d'être jugés dans leur langue ou de voter pour des partis francophones - eux qui
    sont installés là depuis quelquefois quatre ou cinq générations. (je précise
    toutefois que les verts flamands se sont abstenus... mais n'ont pas voté contre)
    S'alarmer, quand les sociaux-chrétiens applaudissent avec les néo-nazis, se
    félicitent ensemble, pour le bon tour qu'ils ont joué aux Francophones. Ce n'est
    pas Sarkozy serrant la main de Le Pen, non. En Belgique, c'est carrément
    Bayrou qui danse la gigue avec Mégret ou Golnisch.
    S'alarmer! Quand le Vlaams Belang, toujours lui, veut mettre une loi à l'agenda
    de la chambre. Cette loi exige la séparation immédiate du pays. Le préambule
    de 30 pages est une véritable diatribe anti-francophone.
    Dans tout pays occidental, tous les partis démocrates voteraient contre.
    En Belgique, non : même des chrétiens démocrates flamands, des libéraux
    flamands, des indépendantistes démocrates flamands se croient obligés, en
    pleine négociation gouvernementale avec les Francophones, de s'abstenir, plutôt
    que de se lever d'une voix contre l'extrême-droite.
    On vous expliquera que la démocratie, en Flandre, c'est de laisser libre cours à
    l'expression des idées fascistes (et authentiquement fascistes) de
    l'extrêmedroite,
    au nom de la liberté d'expression. Ce sont ces mêmes partis qui,
    interrogés par une presse étrangère, affirment haut et fort qu'ils sont
    absolument contre une éventuelle séparation du pays.
    S'alarmer, donc, quand la complaisance envers les idées du parti néo-nazi le
    plus puissant d'Europe (qui n'est rien de moins que le premier parti au
    parlement flamand...) a inondé les cénacles et la presse. Non pas par peur de
    leur violence, mais par peur de l'opinion publique.
    S'alarmer quand un membre de ce parti diffuse sur son site la « liste des
    Mauvais Flamands», soit celle des signataires d'une pétition pour la
    solidarité entre les deux communautés, nom, prénom, adresse.
    Celui qui a connu Vichy devrait, à la lecture de cette dernière phrase,
    commencer à trembler. Mais bien sûr, c'est du passé, tout ça!
    Noir tableau que celui que je dresse là ? Oui, noir, à dessein, et par
    la force des
    choses. Mais ce sont des faits que je reprends ci-dessus, pas des discours, des
    simples faits, authentiques, vérifiables, précis.
    Autre fait : en 1999, le Parlement flamand a voté une série de lois qui
    définissaient l'avenir de la Belgique. Ceci devrait convaincre : 60% de la
    population a décider de l'avenir de 100% de la population, sans consulter les
    40% restants. C'est un peu comme si les Suisses allemands décidaient de tout et
    imposaient ensuite leurs décrets aux Suisses francophones. Pardon, ce n'est pas
    «un peu comme si», c'est «exactement comme si».
    Aujourd'hui, les représentants de ce parlement «négocient» avec les
    francophones pour faire passer leurs décrets unilatéraux, qui comprennent
    notamment la scission de la sécurité sociale. Et pour mieux faire «accepter» ces
    idées, ils expliquent à qui veut l'entendre (et ils l'écrivent) que
    c'est à l'avantage
    des francophones et que ceux d'entre ces derniers qui votent «non» les
    «humilient» (c'est le terme exact utilisé par Bart De Wever, président d'un des
    partis qui négocient le futur gouvernement avec les Francophones.)
    Ils disent aussi que « le Francophone est un profiteur » et que « Bruxelles
    s'enrichit de l'argent flamand ».
    Bruxelles ? C'est 85% de Francophones, un PIB par habitant proche du double
    de celui de la Flandre. Sans doute la seule vraie région très riche du pays.
    Bruxelles à qui l'on ne rétrocède qu'un quart des produits fiscaux qu'elle
    génère. Mais cela, on oubliera de vous le dire, parce que pour tous les partis
    flamands, Bruxelles, 1.200.000 personnes, dont un million de francophones, est
    la capitale de la... Flandre.
    Ceux qui n'auront pas compris que la Flandre veut prendre tout ce qui
    l'intéresse et abandonner tout ce qui n'est pas assez riche pour elle sont
    aveugles.
    Ceux qui n'auront pas considéré le décalage entre l'électeur flamand, lorsqu'il
    se dit modéré, Belgicain, non-séparatiste, et le même, qui a voté à 65% pour des
    partis ouvertement confédéralistes (en imaginant la future Belgique comme
    l'association de deux états) et à 30% nationalistes purs et durs (dont 20%
    d'extrême-droite), ceux-là sont des utopistes. Mais le problème de l'extrême
    droite est soigneusement laissé de côté dans la presse flamande autant que
    dans la politique.
    Mauvaise image. Oulaaah! La mauvaise image! Pourtant, en Flandre, c'est
    avéré, Le Pen fait mieux que Sarko. Et manifestement ça ne dérange personne.
    Tache d'huile : le journal le plus lu de Flandre n'utilise déjà plus le terme
    « régions », qui correspond à la définition légale dont on peut penser qu'elle
    intéresse les journalistes. Non il utilise plus généralement le terme « états
    fédérés », qui correspond à sa vision et à celle des partis flamands . Or deux
    états fédérés sont bien deux états distincts.
    Une presse qui se détache à ce point de la sémantique nationale (belgicaine) ne
    fait plus du journalisme, elle fait du militantisme. Oui, « militantisme », pas
    « propagande ». Je n'ai pas écrit « propagande », parce que seuls 80% des
    journaux flamands en sont vraiment déjà là. Et pour cette dernière phrase, je
    reconnais que j'ai pêché : ce chiffre n'est pas vérifiable.



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    Pascale SNEESSENS
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  • Commentaires

    1
    Herman
    Samedi 23 Octobre 2010 à 10:03
    La vérité, c'est que "BROEKZELE" était "FLAMAND", mais comme vous le dite, été "FRANCOFONISÉ" par des immigrant du sud, mais aussi par ses "BOURGEOIS", qui le trouvais plus "CHIQUE", de parler le "FRANCAIS". Aujourdhui, la tendense est plutot, que se sont les nouveaux venu (grand partie parlant "FRANCAIS", mais d'origine "EUROPE" et "MONDIAL") qui viennent partager la "SOUPE"
    Le comble, vous parlez d'une majorité "FLAMANDE" qui veut imposer des "CHOSES", lors que tout le temps la minorité "FRANCOPHONE" fait autemps.
    Ce que BART DE WEVER fait, c'est ce que "MADAM NON" fait déja tout le temps; mais là il n'y à personne qui réagit pour autemps.
    Arrète de jouer "CALLIMERO", et ne réagit pas comme un "MAINGAIN", les "CHOSES" seront plus simple.
    Le pays gagneria avec un lois qui mettera tout à zero, pour la division de l'état, une "DELETE" en mots ordinateur, mais maintenant, avec un ésprit vraiment l'union fait la force, et pas "LA FARCE" comme aujourdhui.
    Tout pays "TRILINGUE" devrait ètre le but; l'ANGLAIS (comme bonbon), parce-que tout le monde l'aprend par les organes publique. Je parle des langues officiëles, FLAMAND, FRANCAIS et ALLEMAND.
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